La gastronomie européenne, un patrimoine culturel aux mille et un visages

En 2014, le Parlement européen adoptait à l’unanimité cette résolution : « la gastronomie est l’une des manifestations culturelles les plus importantes de l’être humain ». Malheureusement, l’opportunité de promouvoir la richesse gastronomique européenne à l’échelle internationale est restée sans suite. Il reste intéressant de se pencher sur la naissance de ce patrimoine et son ancrage au sein des différents territoires européens pour en comprendre la portée.

La gastronomie, maillon de la diversité culturelle en Europe

C’est un constat, nation, province ou ville européenne, chacune a une spécialité culinaire ancrée et identitaire. Cela a été possible grâce à l’Histoire même de l’Europe : découvertes, conquêtes et échanges au programme.

Les mouvements des populations méditerranéennes et caucasiennes ont, par exemple, apporté la viande (mouton, bœuf), les produits laitiers ou encore le blé. La cuisine d’influence orientale s’est déversée en Europe avec la conquête arabe, les pèlerinages et les croisades. La découverte du Continent américain apportera, quant à elle, les pommes de terre et le maïs.

Il est important de noter que l’accès à toutes ces nouvelles denrées s’est fait progressivement, selon les flux de populations, les facteurs économiques et commerciaux et le climat propre à chaque pays.

Dans les cuisines d’Europe, les papilles à l’honneur !

Le lien étroit tissé par tous ces facteurs révèle une diversité culinaire inédite qui ravira le goût des plus curieux.

 

La cuisine d’Europe centrale se base sur des ingrédients cultivés localement et qui se stockent en hiver. Ils permettent la réalisation de plats chauds et généreux comme le pierogi (raviolis à la viande) en Pologne, le strapacky (boulettes au chou) en Slovaquie ou la choucroute en Allemagne…

A contrario, les produits fraichement cueillis ou pêchés constituent la base de la cuisine méditerranéenne. On reste ici attaché à la terre, à la culture du jardin (la France fromagère, les vins italiens). Le climat de ces régions s’y prête particulièrement bien !

En Europe du Nord, le lait est consommé sous toutes ses formes pour palier les carences du manque d’ensoleillement. Le poisson est cuisiné fumé ou mariné (et souvent sucré en scandinavie).

La cuisine d’Europe de l’Est se différencie par l’utilisation de nombreuses épices et aromates comme le paprika, les graines de coriandre ou le carvi, que l’on peut retrouver dans le goulash ou le bortsch (soupe).

La France, élève inclassable

Marquée par diverses influences (allemandes, belges, méditerranéennes…) et définie par un climat tempéré et une tradition gastronomique, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2010, la cuisine française est à part et se distingue par ses recettes équilibrées qui associent de nombreux ingrédients (choucroute alsacienne, cassoulet du Sud-Ouest, bouillabaisse…)

Une cuisine européenne ?

La gastronomie européenne n’est pas figée. Elle est un mélange sans fin de recettes traditionnelles et d’inspirations nouvelles.

Malgré toute cette diversité, il y a, dans les cuisines d’Europe, des caractéristiques communes fortement influencées par les codes de la gastronomie française : l’ordre des mets, la façon de servir et de manger dans une recherche constante de la qualité. Cependant, la cuisine européenne n’est pas évoquée comme un standard de cuisine, comme la cuisine orientale ou asiatique. N’existe-t-elle pas pour autant ?

 

 

 

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